• PA

    Je recherche en région parisienne un partenaire motivé qui souhaiterait apprendre à danser la salsa (je suis moi même débutante) et/ou le même mais qui voudrait plutôt apprendre le tango argentin (et là j'ai deux années de cours dans les pattes, mais je peux tout aussi bien faire comme si j'avais tout oublié, ce qui serait pas loin d'être vrai). Je précise que je suis assez grande alors si le partenaire en question mesurait plus d'un metre soixante quinze ça m'éviterait de lui compter les pellicules sur la tête une heure par semaine.

    Mais oui mais c'est MON blog et je passe mes petites annonces dessus si je veux. Non mais!


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  • Depuis ce matin je me traîne sur le dos sept kilos de travail, sept kilos de savoir, sept kilos de futur. C'est plaisant mais quelque part ça m'impressionne, je n'ai plus l'habitude, saurai-je encore y faire? En attendant ça me fera toujours une bonne excuse pour poster moins de quinze lignes par semaine sur bloggland.


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  • Je viens de remarquer que les statistiques sur Bloggland ont disparues, et je trouve ça très bien.

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  • Je me suis perdue de vue (le premier qui fait un jeu de mot à base de Jacques Pradel se prend une mandale virtuelle, c'est sérieux ici bordel), je disais donc je me suis perdue de vue. En revanche si l'un de vous me retrouve, qu'il n'hésite pas à me rendre à moi-même. C'est si étrange, ma tête n'est pas si grande que mes idées s'y sont noyées, dans le précieux liquide céphalo-rachidien, dissoutes et dissolues elles serpentent à présent, vagues reliques de ce que je fût, ombres qui plane sur le reste, juste assez pour qu'on ne puisse les oublier (ce qui serait probablement la seule façon de les faire disparaître pour de bon) mais trop ethérées à présent pour être utilisées.

    Bien sûr, je l'ai cherché. On ne peut pas impunément jouer au savant fou avec quelque chose d'aussi sérieux et inutile que le contenu d'un être humain, le contenu immatériel bien sûr. J'ai voulu m'opérer, me mutiler, refaire les connexions dans d'autres sens pour aboutir à d'autres choses, j'ai pincé dans les forceps sans délicatesse mes valeurs les plus intimes afin de les plier à mon idée, j'ai injecté à grand coups de seringue hypodermiques des pensées étrangères dans les circonvolutions peu râgoutantes du cervelet, j'ai même taté du scalpel mes convictions et mon caractère afin de les retailler comme sur le modèle. "Bonjour je voudrais le cerveau de Kant", ai-je demandé à mon chirurgien en entrant d'un pas décidé dans le cabinet. Mais le chirurgien, qui n'était autre que moi-même habilement planqué sous un masque de papier - ce filou en a profité pour faire de moi sa créature, son cobaye, a qui il a infligé sa propre loi et ses envies furieuses. Je pense qu'il m'avait reconnue, malgré ma perruque et mes bottes de sept lieues. Néanmoins je suis dans de sales draps maintenant, tiraillée entre ce que je fût et ce que je faillis devenir, je ne suis plus rien, ou alors je ne le sais pas... Je suis anonyme à moi-même, n'est-ce point déroutant? Je suis bien punie d'avoir naïvement, dans ma folie, pensé que je pourrais devenir ce que je voulais être à la seule force de mon esprit, car j'ai tenté de changer l'or en plomb, c'est la victoire de la réalité sur la passion, et je me suis brulé les ailes de la raison à vouloir maîtriser et dominer mes sentiments, à l'utopiste. Désormais la folie douce qui m'irrigue s'empare du vide, car c'est bien un vide, lorsque l'être décide en son for intérieur de s'effacer, de s'estomper afin de ne plus se nuire. Finalement dois-je me désoler de n'avoir pas atteint mon affreux but? Car tout est bien plus doux et fragile à présent, comme je me débat dans l'incertitude molle de mes opinions, et il ne me reste qu'à éradiquer la conscience pour sombrer dans la béatitude la plus totale et ainsi échapper aux tourments de ce que je suis, et de ce que je veux être, qui ne sont pas la même personne. Alors j'aurai peut-être réussi. Alors, je pourrai recommencer à écrire ici, de façon plus limpide.

    Et même le style n'y pourra rien.


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  • Il y a quatre mois, bébé chaton rejoignait notre pas si doux foyer, tout gris sur ses quattres pattes mignonnes, un peu touffu, une petite truffe, deux yeux immenses et des activités ridicules, comme attraper sa queue, escalader le séchoir à linge ou faire tarzan en moins adroit après les rideaux. Après quelques hésitations "est-ce qu'il sera heureux en appartement?" "est-ce qu'il va tout démolir?" et "ca va nous coûter cher en véto ce caprice", finalement ce fût oui, et la bestiole déboula, un beau jour, intrépide et pas du tout intimidée par les 80 mètres carrés qui s'offrait à elle, pas plus que par les deux humanoïdes inconnus qui le suivait pas à pas avec des remarques niaises et débilisantes. J'avais l'exemple d'amis dont les chats pantoufflards semblaient défaillir de bonheur en appartement, nullement opressés par l'obligation de chasser les souris, heureux de ne pas avoir à affronter la pluie et la neige et délivrés du souci de grimper bêtement aux arbres pour avoir l'air d'un chat normal. Je pensais donc que Chaton, né dans un petit studio et ignorant des plaisirs de la nature serait content de son sort, et que notre appartement déja vaste serait un bon terrain de jeux.

    Las. Nous voici quatre mois après, et je m'horrifie de m'apercevoir que nous n'avons pas le bon chat. Je m'explique: on connaissait le chat normal, un animal curieux, avide de croquettes, satisfait d'un canapé moelleux, sportif un quart d'heure par jour avec son appareil de muscu, une souris en plastique. Mais le notre, pauvre petite chose, est un fauve intrépide et aventurier, qui n'a peur de rien ni de personne, qui n'a de cesse de se battre, de courir, de sauter partout, qui n'aime rien tant que les sorties chez le vétérinaire car elles lui font voir du pays, et qui ne se laisse intimider par quiconque, et escalade indifférement les amis, le facteur et les parfaits étrangers. J'y pense, c'est peut-être un chien habilement déguisé en chaton...

    Quoi qu'il en soit, la bestiole a du mal à se contenter de son grand appartement, malgré les tonnes de jouets qui encombrent le sol, on dirait la chèvre de monsieur Seguin... Le voilà qui s'enfuit sans cesse dans l'escalier, qui miaule desespérement devant les portes et gratte les fenêtres pendant des heures pour faire un remake de la grande évasion. Je suppose que c'est son caractère qui est en question, c'est un chaton trop actif, trop aventurier, pas assez casanier pour se satisfaire de notre intérieur, pourtant assez spacieux. Ses crises de folie se multiplient, il devient agressif envers nous, pousse des miaulements effroyables, fais des saltos arrières... Je ne remet pas en cause le fait qu'un chat puisse être heureux en appartement, mais je crains que celui ne puisse pas.

    Et je m'en veux, j'ai le syndrôme de la mauvaise mère.

    Castration imminente, pourvu que ça le calme. Pourvu.


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